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Le peuple des "Mikea": Une histoire entre légende et réalité.

Le cycle de l’évolution de l’homme a fait qu’aux cours des millénaires il s’est transformer de chasseur-cueilleur en éleveur-cultivateur. Au cours de cette évolution une transformation de sa culture et de ses traditions s’opéra.

A cette étape de l’évolution l’homme passe de prédateur de la nature au même titre que les animaux au stade celui de guide, de protecteur, de pilote de la nature.

Entre légende et réalité, il y a un peuple à Madagascar qui reste peu connue, voire même inconnue des autres Malgaches. On les décris comme des pygmées Malgache de par leur sous disant petite taille ou bien comme descendant de Vazimba les premiers habitants de la grande île. Mais il en est rien. Mais il y a une certitude peu de gens les ont vues, ce qui maintient le mythe.

Ce peuple d’irréductible à effectuer le chemin inverse de l’évolution, il a abandonné la pénibilité des labours pour l'incertitude de la chasse, de la pêche et de la cueillette de fruits sauvages. Il fait partie aujourd’hui des dernières peuplades sur terre de chasseur-cueilleur. Leur retour en arrière des Mikea viens même d’être confirmer par de ressente étude génétique effectuées sur certain peuple malgache.

Ses études génétiques ont montré que les Mikea ont les mêmes origines que la plupart des autres malgaches. Il y a deux sources principales sur leur origines et pas des moindres, les premiers, ce sont les agriculteurs austronésiens, originaires de Taïwan, qui ont colonisé l'Indonésie et la plupart des îles du Pacifique. Les seconds sont les éleveurs bantous, venus d'une région entre le Cameroun et le Nigéria, qui sont les ancêtres de bon nombre des peuples africains actuels.

Ils vivent dans la forêt qui porte leur nom au nord de Tuléar entre le RN 9 et la mer. La forêt des Mikea est une forêt d’épineux qui ne possède ni source, ni mare, ni puits. Cette sécheresse perpétuelle leur a donné une l'incroyable adaptation car ils arrivent à ne pas boire de l'eau pendant des jours, des semaines, voire des mois...

Il y a peu de cas dans l’histoire de l’humanité (Mlabri en Thaïlande, les Parakanãs au Brésil…) de peuple ayant effectué ce retour en arrière.

Alors la question se pose : pourquoi se retour en arrière ?

La forêt des Mikea est hostile à toute occupation humaine car il n’y a aucune source d’eau. Les Mikea ne peuvent y avoir élue domicile que pour des raisons impérieuses pour eux.

La migration des Mikea vers l’intérieur de la forêt c’est échelonner sur plusieurs siècles. La première grande vague de migration s’effectua au XVII siècle lorsque ils refusèrent de de se soumettre à l’autorité royale des Tetembola des Andrevola et des Marosarana. C’est derniers pratiqué le commerce des esclaves. Cette première grande vague de migration est confirmé par le faite que bon nombre des Mikea originaire de cette migration n’ont aucune connaissance de l’agriculture, n’ont jamais fait usage de la monnaie, mais le fait le plus marquant est qu’il ne pratique pas la circoncision comme les populations ancestrales de la zone.

La deuxième grande période de migration coïncide avec le début de la colonisation et durera jusqu’à la fin des années 50. Les colons Français de l’époque recruter de force dans les tribus Vezo et Masiroko des bucherons pour exploiter la forêt. La population migrante de cette époque, par contre, à continuer à pratiquer la culture et l’élevage. Ils ont aussi maintenue les échanges commerciaux avec les populations environnantes de la forêt. Comme les Mikea de la première vague, ils ont abandonné la plupart des cérémonies religieuses ainsi que la pratique de la circoncision.

Nous pouvons donc, pour résumer, dire qu’il y a deux groupes de Mikea de la forêt:

  • Le premier groupe est celui qui est issue de la première vague de migration, il est le moins évolué et le moins nombreux. Il ne pratique encore aujourd’hui de la chasse et la cueillette.
  • Le deuxième est celui qui est le plus évolué. Il pratique en plus de la chasse et de la cueillette la culture sur brulis et l’élevage à petit échelle de zébu et de porc.

Comme font'ils se nourrissent et surtout comment ils font pour survivre dans une des régions des plus aride de Madagascar?

Comme nous l’avons vu dans la première partie de article, les Mikea vivent dans une des régions les plus arides de Madagascar. Presque entièrement recouverte d’une forêt d’épineux, cette région est pour eux, si ce n’est un paradis, la part du monde qui leur a été impartie et à leurs yeux aucune région ne serait être plus agréable.

Dans leur zone d’habitat il n’y a pas de point d’eau, de rivière, de lac, de source. Il n’y a donc quasiment pas d’eau. Les taux de pluviométries sont entre 600 et 800 mm par an. Comment faire pour survire dans un telle environnement ?

Pour les plus évolués d’entre eux, ceux issue de la deuxième vague de migration récoltent un peu de maïs et achète du riz comme principale source de nourriture. Pour le premier groupe, ceux qui ont migré au XVII siècle, leur survie dépend exclusivement d’une racine d’igname. Cette succulente le baboho (Dioscorea bemandry). Variété sauvage et endémiques de Madagascar) peut être grosse comme une cuisse, elle pousse dans le sable et ont la récolte à une profondeur de 60/80 cm. La chaire est tendre, translucide et légèrement laiteuse. Très riche en eau, un peu comme une pastèque, en la consommant on boit autant que l’on mange. Le reste de leur régime alimentaire est composé de miel sauvage et du produit de la chasse. Les hérissons, les oiseaux sauvages et des sangliers sont l’essentiel de leur source de protéines. N’ayant pas d’eau ils préparent le fruit de la chasse principalement sous forme de grillade.

Le hatsake, les cultures sur brûlis mieux connus sous le nom de tavy dans l’Est et le centre de Madagascar, menace sérieusement le niveau de vie de la population des Mikea. Dans les 10 dernières années près de 31 000 hectares de forêt d’épineux ont disparues menaçant sérieusement la survie de ce peuple.

Parlera-t-on un jour d’eux au passé ?